La pièce maîtresse de la nouvelle galerie permanente sur l’eau sera un squelette entièrement articulé de rorqual bleu. Toutefois, l’exposition d’un tel spécimen présente plusieurs difficultés, en plus de celle, évidente, posée par sa taille. Le spécimen que nous préparons n’est pas complet, mais nous ignorons encore quelles sont les pièces manquantes. Il existe une très grande variabilité dans le nombre d’os de la colonne vertébrale et des nageoires. Ce nombre varie selon les baleines. Les techniciens et les chercheurs doivent donc coopérer pour se faire une idée de la façon dont ce squelette doit être monté. Après beaucoup de recherches et de consultations, il a été possible de concevoir un modèle puis de le scanner en trois dimensions. Cette image a été placée dans la galerie dans un rendu en trois dimensions. Les techniciens et les chercheurs ont ensuite tenté de trouver les poses et les emplacements qui conviennent grâce à l’ordinateur. Les techniciens sont actuellement en train de reconstituer les pièces manquantes afin que le squelette puisse être monté et exposé.

A.MacDonald
Clayton Kennedy explique comment il procède.
C’est assez simple. On colle le carton qu’on a au préalable découpé et mis en forme. Une fois que c’est sec, on sculpte et refaçonne avec un couteau aiguisé, puis on couvre de bandelettes de papier trempées dans de la colle APV diluée dans de l’eau. On attend que le modèle sèche puis on le sable et on le peint. C’est une méthode rapide et peu coûteuse préférable à l’utilisation dangereuse et onéreuse des résines.

A.MacDonald
La plupart des squelettes exposés dans les musées comportent des éléments reconstitués qui viennent remplir les vides. Lors d’une prochaine visite, regardez les squelettes de plus près pour détecter les pièces reconstituées.

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